Martinique – Mer des Caraïbes

22 mai 2024

Bateau-stop en Martinique : la route s’ouvre vers la Colombie

Après cinquante jours de traversée atlantique, Béranger Natanelic pose son sac en Martinique avant de reprendre la mer. Dans ce 3e épisode de la série « Tour du monde en stop », le bateau-stop en Martinique devient une affaire de rencontres, de patience et de départs imprévus, racontée dans Papa, Maman, tout va bien !

Depuis la Colombie, Béranger revient sur un mois qui devait durer quelques jours. Il venait d’arriver aux Antilles après cinquante jours à bord d’un catamaran. Il ressentait alors le besoin de passer du temps seul. Pourtant, ses journées martiniquaises prennent vite une autre direction.

Il est d’abord hébergé chez une amie de sa mère. Puis une vidéo sur sa traversée de l’Atlantique circule largement sur Instagram. Plusieurs personnes le reconnaissent ou lui écrivent. Parmi elles, Jérémy Cooking lui propose de partager un matoutou de crabe sur une plage, pendant la période de Pâques.

Le bateau-stop en Martinique, après le repos

Cette invitation ouvre une série de rendez-vous. Avec Jérémy, Ingrid et Kevin, Béranger découvre des plages, des recettes et un cercle d’amis qu’il ne connaissait pas en arrivant. Il accompagne aussi Jérémy pendant ses préparations culinaires. En retour, celui-ci lui donne des conseils pour ses vidéos.

Le projet initial reste pourtant simple : marcher jusqu’à la montagne Pelée, puis chercher un bateau vers la Colombie. Béranger part seul pendant trois jours. Il dort sur des plages, marche huit heures certains jours et passe une nuit au sommet. Cependant, les nuages l’empêchent de voir le paysage qu’il était venu chercher. Surtout, il arrive sans eau et raconte avoir été en difficulté.

Au retour, quitter l’île devient compliqué. Il apprécie cette vie collective et redoute de se retrouver seul. De plus, la recherche de bateau lui paraît exigeante : il faut rejoindre les pontons, rencontrer des capitaines et recommencer chaque jour. Il se questionne aussi sur son voyage en stop, alors qu’il n’a encore trouvé qu’un voilier pour franchir l’Atlantique.

Des pontons du Marin à une place sur un voilier

Un voilier croisé auparavant au Cap-Vert, le Cyrus, lui propose une sortie de trois jours autour de la Martinique. Il y retrouve des navigateurs et d’autres équipages ayant traversé l’Atlantique. Ensuite, son capitaine Hugo lui offre une place à bord, au Marin. Pour dix euros la nuit, Béranger peut dormir au ponton et se rapprocher des départs possibles.

Or, il ne se lance pas immédiatement dans le bateau-stop en Martinique. Il lit, travaille sur ses podcasts et ses vidéos, puis fabrique seulement un carton pour annoncer sa recherche. Le troisième jour, Laure et Amandine, deux voyageuses qui connaissent déjà son travail, lui parlent d’un bateau partant vers la Colombie.

Le voilier appartient à un père suédois et à sa fille. Ils cherchent des équipiers pour une navigation qui passera par plusieurs îles. La participation demandée est de vingt euros par jour, afin de contribuer aux frais du bord et aux escales. Béranger, Laure, Amandine et Quentin rejoignent finalement l’équipage cinq jours plus tard.

Vingt jours entre mouillages, cartes et constellations

Le départ se fait vers le sud, avec Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et les Grenadines au programme. Les navigations sont d’abord courtes, environ trois heures par jour. Chaque soir, le voilier mouille près d’une île. Ainsi, l’équipage peut se baigner, observer des tortues et des raies, ou partir faire de la plongée.

Cette entrée progressive aide Béranger à apprivoiser le monocoque. Il craignait le mal de mer, après l’avoir connu sur sa traversée atlantique. Finalement, il n’en souffre pas. Les soirées se prolongent autour du Perudo, de jeux de cartes et de repas préparés ensemble. Il cuisine souvent, notamment des crêpes, ce qui lui vaut les surnoms de Ratatouille et Linguini.

La traversée vers Curaçao dure trois jours. Sans pilote automatique, les équipiers assurent les quarts de nuit à deux, pendant quatre heures. Chacun tient la barre et suit un cap. Béranger se repère alors grâce aux constellations, notamment le Scorpion ou le Lion. Un orage éclate aussi pendant un quart assuré par Laure et Amandine.

Curaçao, puis l’arrivée que personne ne peut retarder

À Curaçao, le groupe découvre une île que Béranger décrit comme marquée par son héritage néerlandais. Avec les autres équipiers, il part ensuite trois jours en randonnée. Ils font du stop vers le nord de l’île et dorment sur les plages. Le voyageur souligne la facilité avec laquelle les voitures s’arrêtent.

Après Curaçao, le bateau reprend la direction de la Colombie. Béranger aimerait prolonger les journées à bord, tant il apprécie l’équipage et le rythme de navigation. Pourtant, une panne de barre survient en pleine nuit. Le câble reliant la barre au safran se décroche. Le capitaine installe rapidement une barre de secours, tandis que l’équipage repart vers les côtes colombiennes.

Ce bateau-stop en Martinique se termine donc en Colombie, après une vingtaine de jours de mer. Béranger y a déjà essayé l’autostop, avec des débuts plus compliqués. Il annonce que cette nouvelle étape fera l’objet d’un prochain récit.

À écouter aussi sur Allô la Planète

Écoutez l’épisode pour suivre ces escales et cette arrivée en Colombie, racontées depuis la route.

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