Cap-Vert – Vanessa
27 mars 2024
Cap-Vert en randonnée : Vanessa raconte dix îles contrastées
À Mindelo, les rues portent encore l’animation du Mandinga quand Vanessa décrit un archipel soumis aux horaires des ferries. Dans ce 21e épisode de la série « Pays », elle partage ses repères pour un Cap-Vert en randonnée, entre São Vicente, Santo Antão et Santa Luzia, au micro de Papa, Maman, tout va bien !
Vanessa vit à Mindelo, sur l’île de São Vicente. Pourtant, c’est Santo Antão qui l’a convaincue de s’installer dans l’archipel. Elle y était d’abord venue pour marcher. Béranger Natanelic l’interroge aussi sur les habitudes locales, les déplacements et les initiatives de protection du littoral.
Son récit ne masque pas les contrastes. À Mindelo, le voyageur remarque des maisons abandonnées, des déchets et des chiens errants. Vanessa décrit néanmoins une ville à taille humaine, où l’accueil compte beaucoup. Elle précise que les chiens qu’elle croise ne sont pas agressifs.
Santo Antão, les sentiers et les cultures
Pour Vanessa, Santo Antão est le « poumon vert » du pays. L’île produit notamment maïs et bananes pour d’autres îles. Surtout, elle offre de nombreux sentiers, avec des vues sur l’océan ou les terres intérieures. Sur les chemins, elle croise des paysans accompagnés d’ânes chargés de récoltes.
Certains villages sont très reculés. Ainsi, des enfants marchent une à deux heures pour aller à l’école. Cette réalité accompagne les paysages recherchés par les marcheurs. Santo Antão se rejoint depuis São Vicente en ferry, avec une traversée d’environ quarante-cinq minutes à une heure.
En fin d’épisode, Béranger raconte trois jours de marche sur l’île. Il évoque le cratère de Cova, près duquel son groupe a bivouaqué. Puis la descente traverse montagnes et vallées. Pour prolonger la découverte de l’archipel, écoutez aussi le témoignage de Fatou-Maty au Cap-Vert.
Cap-Vert en randonnée : composer avec les liaisons
L’archipel compte dix îles, mais passer de l’une à l’autre demande du temps. Vanessa distingue notamment São Vicente et Santo Antão, les plus simplement reliées. Ailleurs, les distances sont plus grandes. Certaines traversées en ferry peuvent durer vingt-quatre heures.
De plus, les liaisons ne sont pas toujours quotidiennes. Un problème technique peut immobiliser le bateau ou l’avion assurant les connexions. Des voyageurs risquent alors de rester bloqués sur une île. Vanessa conseille donc de ne pas prévoir un programme trop serré, surtout avant un vol international.
Cette dépendance concerne aussi les produits du quotidien. Seules quelques îles disposent d’une production agricole importante, selon elle. Quand un ferry ne passe pas, certains articles disparaissent des magasins. Il faut alors changer ses habitudes et attendre le prochain approvisionnement.
Une assiette nourrissante et des soirées en musique
À table, Vanessa cite d’abord la cachupa. Ce plat associe notamment maïs et légumineuses, dans une préparation généreuse. La version réchauffée, appelée cachupa refogada, peut être servie avec un œuf et du chorizo. Elle est souvent mangée le matin.
La feijoada fait aussi partie des spécialités évoquées. Elle est préparée avec des haricots et une sauce. Par ailleurs, le poisson frais, accompagné de riz et de légumes, est très présent. Béranger mentionne également le grog, un alcool local élaboré à partir de canne à sucre, qu’il juge particulièrement fort.
À Mindelo, la musique se fait entendre dans les bars, les restaurants et parfois dans la rue. Vanessa parle de guitaristes, de batteurs et de claviers. Elle cite Cesária Évora, mais aussi des artistes plus jeunes. Elle mentionne notamment Jennifer Soledad et son titre « Aria », associé au Mandinga.
Des plages nettoyées avant la ponte des tortues
Vanessa garde un souvenir marquant d’une semaine de volontariat sur Santa Luzia, une île inhabitée. Avec un groupe d’une vingtaine de personnes, elle part depuis Calhau, à São Vicente. Il faut embarquer eau et nourriture avant deux heures de navigation. Ensuite, le groupe campe sur place et nettoie des plages.
Les déchets trouvés sont nombreux : plastique, bouteilles et filets de pêche. Vanessa découvre aussi des contenants en plastique utilisés comme pièges à poulpes. Les courants apportent une partie de ces déchets. L’objectif du nettoyage est de préparer les plages à l’arrivée des tortues pour la nidification.
Toutefois, évacuer les déchets reste difficile, car l’accès à l’île est rocheux. Ils sont donc stockés sur place dans des espaces construits avec des palettes trouvées sur l’île. Vanessa suit ensuite les nouvelles des pontes. Elle y voit la continuité concrète du travail accompli avec les participants locaux.
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Écoutez l’épisode pour suivre Vanessa d’île en île et préparer votre propre Cap-Vert en randonnée.
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