Bateau-stop pour une transatlantique
20 mars 2024
Bateau-stop transatlantique : trois mois avant le départ
En janvier 2024, Béranger Natanelic monte enfin sur le voilier qui doit l’emmener vers les Caraïbes. Dans ce 1 de la série « Tour du monde en stop », il raconte les trois mois de bateau-stop transatlantique qui ont précédé ce départ, dans Papa, Maman, tout va bien !.
Le récit commence à Larmor-Plage, à la mi-octobre. Béranger arrive alors sur les pontons avec très peu de connaissances nautiques. Ce premier essai se déroule sous la pluie, dans le vent et une forte houle. En voyant un bateau de la SNSM disparaître derrière les vagues, il comprend vite que le bateau-stop transatlantique demande aussi de connaître les saisons et les conditions de mer.
Sur les pontons, la saison compte autant que la motivation
Quelques jours plus tard, il retourne à Larmor-Plage quand la météo s’améliore. Cette fois, il demande aussi à embarquer pour une sortie à la journée. Il espère ainsi apprendre tout en poursuivant ses recherches. Pourtant, personne ne lui propose de place à bord.
Au fil des discussions, il découvre surtout qu’il arrive après une période clé. Les plaisanciers qui préparent une traversée quittent généralement la France avant la fin de l’automne. Ils rejoignent notamment les Canaries, puis attendent l’installation des alizés. Ces vents réguliers accompagnent les départs vers les Caraïbes pendant plusieurs mois.
Il tente ensuite sa chance à Brest, avec un résultat semblable. Puis, une annonce Facebook lui donne un premier espoir. Un équipage propose une place vers les îles Vierges britanniques, moyennant une importante contribution financière. Le prix annoncé devient finalement bien plus élevé qu’il ne l’avait compris. Béranger refuse, car il veut voyager en stop et ne se reconnaît pas dans cette proposition.
Bateau-stop transatlantique : se former avant de demander une place
À La Rochelle, le décor change. Le port accueille des bateaux neufs qui attendent leur livraison dans de nombreux pays. Certains partent en convoyage vers la Turquie, Maurice, la Martinique ou Tahiti. Les skippers peuvent alors rechercher un ou deux équipiers pour participer à la vie à bord et assurer les quarts.
Cependant, Béranger choisit d’abord de rentrer voir ses proches pendant les fêtes. Son départ doit pouvoir durer plusieurs années. Il repousse donc sa recherche à janvier et met ce temps à profit. Grâce à La Bourse aux Équipiers, Claire lui propose un week-end de navigation autour de l’île de Ré.
Cette sortie lui permet de tester son mal de mer et d’acquérir des gestes simples. Il apprend notamment à barrer, à amarrer un bateau et à reconnaître le génois, le foc ou la grand-voile. Ensuite, un convoyage entre Arzal et Saint-Nazaire lui offre une nouvelle expérience concrète. Il y dort et mange à bord, dans des conditions moins confortables.
Pour Béranger, ces courts embarquements ne remplacent pas une longue expérience. Ils donnent toutefois du vocabulaire et montrent une motivation aux capitaines. Dans le bateau-stop transatlantique, il estime que ces premiers repères peuvent aider à se distinguer parmi les personnes qui cherchent une couchette.
Deux semaines de refus à La Rochelle
Le 3 janvier, sac prêt, il revient à La Rochelle avec l’idée de pouvoir partir dès qu’une occasion se présente. Il loue d’abord une petite cabine sur un bateau à quai. Cette solution lui donne accès aux pontons, aux sanitaires et aux douches du port. Puis le froid l’oblige à rejoindre une auberge.
Chaque jour, il parcourt les pontons de la capitainerie et du gasoil. Il parle aux équipes de manutention et laisse une fiche avec ses coordonnées. Il utilise aussi un vélo pour relier les deux zones du port, éloignées l’une de l’autre. Malgré cette routine, les réponses restent incertaines.
Un grand catamaran destiné au Panama devient son principal espoir. Deux cabines semblent disponibles, mais les capitaines annoncent finalement qu’ils ne prendront personne. La déception est forte. Béranger comprend néanmoins leur prudence : ces bateaux neufs sont confiés à des professionnels responsables de leur livraison.
Plus tard, il rencontre Fanny et Greg, du Voyage de Malika, pour préparer un enregistrement. La soirée se prolonge autour d’un repas. Le lendemain, Greg évoque un ami qui navigue le long des côtes portugaises et pourrait l’emmener jusqu’à Madère. Cette possibilité relance son départ, même si les Canaries ne sont pas garanties.
Un appel, puis la place espérée
Alors qu’il prépare déjà un itinéraire vers le Portugal, trois personnes lui envoient la même annonce. Un skipper cherche des équipiers depuis La Rochelle jusqu’aux Caraïbes, sur un Bali 4.6. Béranger avait aperçu l’offre, mais il ne s’y était pas attardé. Cette fois, il appelle directement le skipper.
Le rendez-vous est fixé quelques jours plus tard. Entre-temps, il rentre à Angers pour faire ses lessives, préparer ses affaires et revoir sa famille. Il garde pourtant un doute, car l’échange téléphonique lui paraît confus. Finalement, le contact attendait bien Béranger. Il passe alors sa première nuit sur le bateau avec lequel il traversera l’Atlantique.
Son bilan est nuancé mais clair. Les pontons ne lui ont pas directement fourni cette annonce, trouvée en ligne. En revanche, ils lui ont permis de naviguer avec Claire, de se faire connaître et de maîtriser les lieux. À l’arrivée du skipper, il connaît les techniciens, les habitudes du port et une partie du vocabulaire. Ce temps passé à La Rochelle a donc compté dans sa recherche de bateau-stop transatlantique.
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- Le récit d’Élodie et Suzanne lors d’une traversée en bateau-stop
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Écoutez cet épisode pour suivre pas à pas cette recherche de bateau, des premiers refus jusqu’à l’embarquement.
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