Colombie – Marie

5 juin 2024

Vivre en Colombie : Marie raconte Medellín et ses contrastes

Les montagnes encerclent Medellín, tandis que les téléphériques relient la ville à ses hauteurs. Dans ce 23e épisode de la série « Pays », Marie raconte vivre en Colombie depuis près d’un an, dans Papa, Maman, tout va bien !

Marie est installée à Medellín, où elle travaille au lycée français. Elle connaissait déjà l’Amérique latine, mais n’avait jamais visité la Colombie avant son arrivée. Avec Béranger Natanelic, elle décrit une grande ville très verte, construite dans les montagnes et surnommée la ville du printemps éternel. Elle partage aussi ses repères pratiques, ses coups de cœur et les nuances de son quotidien d’expatriée.

Vivre en Colombie depuis Medellín, entre vert et immeubles

À Medellín, Marie remarque d’abord la vue sur les reliefs dès la sortie de l’aéroport. La ville mêle grands immeubles, architecture moderne et quartiers très différents. Ainsi, certains secteurs peuvent évoquer une ville européenne. En revanche, les montagnes rappellent constamment le paysage colombien.

Elle a choisi de vivre en Colombie dans le sud de Medellín. El Poblado et Laureles accueillent notamment de nombreux voyageurs et travailleurs nomades. On y trouve des restaurants, des bars et des options végétariennes ou véganes. Pourtant, Marie souligne que Medellín ne se limite pas à ces quartiers fréquentés par les étrangers. Au nord, les paysages urbains changent davantage.

Pour prendre de la hauteur, elle conseille le parc Arví, accessible en téléphérique. Le trajet offre une vue sur Medellín avant de rejoindre un environnement plus vert. Plus au sud, vers Envigado, les randonnées du Salado permettent aussi de sortir de la ville. Ces balades constituent, selon elle, un bon bol d’air.

Arepas, haricots rouges et cuisine locale

La table donne un premier aperçu des habitudes régionales. La bandeja paisa vient de l’Antioquia, la région de Medellín. Ce plat associe notamment frijoles, riz, avocat et banane plantain. Celle-ci peut être écrasée puis frite sous le nom de patacón, ou servie mûre et moelleuse.

Les arepas, galettes de maïs, accompagnent presque tous les repas. De plus, les soupes prennent souvent la forme d’un bouillon garni de poulet ou de pomme de terre. Les empanadas colombiennes sont quant à elles frites. Marie note que cette cuisine comprend beaucoup de viande et de friture.

Être végétarienne lui reste néanmoins possible grâce aux haricots rouges et aux œufs. À Medellín, les alternatives sont particulièrement faciles à trouver dans certains quartiers. Plus largement, elle rappelle que le riz et le maïs sont très présents dans l’alimentation quotidienne.

Comuna 13, Guatapé et les chemins autour de la ville

Marie invite aussi à regarder Medellín par son histoire. La comuna 13 garde la mémoire d’une période marquée par les groupes armés et l’opération Orion, au début des années 2000. Aujourd’hui, elle y observe des maisons colorées et des artistes qui travaillent dans la rue. Elle recommande d’aborder ce lieu avec attention, sans effacer ce passé récent.

Le musée d’Antioquia, situé près de la place Botero, fait partie de ses propositions de visite. On peut y voir, face au musée, des sculptures en bronze de Fernando Botero. Ensuite, Guatapé offre une escapade proche de Medellín. Marie cite le Peñol, une grande roche munie d’escaliers, ainsi que les maisons vivement colorées du village.

Pour prolonger l’exploration du pays, un réseau de bus dessert de nombreuses destinations. Les trajets demandent toutefois du temps, car les distances sont longues. Béranger Natanelic raconte lui aussi ses déplacements dans son épisode consacré à la Colombie en stop. L’avion reste également une option pour relier les régions éloignées.

Vivre en Colombie entre Pacifique, Caraïbes et salsa

Hors de Medellín, la côte Pacifique est le coup de cœur de Marie. Elle la trouve moins touristique que la côte Caraïbe et plus sauvage. Ses plages de sable noir, la forêt proche et les petits hébergements en bois l’ont marquée. En été, elle explique qu’il est possible d’y observer des baleines depuis de petites embarcations avec un guide.

La région est pourtant très humide et pluvieuse. La côte Caraïbe, autour de Cartagena, Santa Marta et Barranquilla, reçoit davantage de visiteurs. Marie recommande le parc Tayrona, tout en précisant qu’il ferme parfois afin de préserver la communauté indigène qui y vit. Elle évoque aussi la vallée Cocora et ses très grands palmiers.

Cali lui a laissé une impression forte pour une autre raison : la salsa. Dans les soirées qu’elle a fréquentées, les danseurs invitent facilement les personnes présentes à participer. Medellín est aussi une ville de fête, avec beaucoup de reggaeton, de clubs et de rooftops. Pendant la Semana Santa, les processions de Popayán constituent également un rendez-vous important.

Prudence, accueil et vie quotidienne

Marie ne nie pas l’histoire des cartels, du trafic et de la corruption. Cependant, elle ne ressent pas au quotidien l’insécurité souvent associée à la Colombie. Elle explique prendre des précautions simples : garder son téléphone rangé, porter son sac en bandoulière et privilégier un taxi ou Uber la nuit.

Son expérience reste celle d’une habitante du sud de Medellín, dans des quartiers où elle se sent privilégiée. Elle rappelle donc que les voyageurs fréquentent souvent des lieux plus confortables que certaines zones rurales ou précaires. Elle décrit les paisas comme calmes, curieux et attentifs aux autres. Toutefois, elle constate que les arrivées de visiteurs et de travailleurs nomades participent à la hausse du coût de la vie locale.

Vivre en Colombie, pour elle, signifie aussi composer avec une ville où beaucoup de rencontres sont temporaires. Elle apprécie la facilité des premiers contacts, avec les Colombiens comme avec les étrangers. En revanche, elle trouve parfois difficile de construire des relations durables lorsque les personnes sont de passage.

D’autres voyageurs y sont allés

Écoutez l’épisode pour suivre les repères de Marie, de Medellín aux côtes colombiennes.

D’autres voyageurs y sont allés

Carte d'embarquement

Ce voyage vous a plu ? Embarquez pour le prochain.

Nouveaux podcasts, récits de voyageurs et rendez-vous de la radio : la newsletter d'Allô la Planète, sans escale et sans spam.

logo papa maman tout va bien podcast voyage allo la planete, podcast voyage

Papa, Maman, tout va bien !

Papa, Maman, tout va bien !

Plus d'info


Avis des lecteurs

Envoyez-nous une carte postale

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les cartes sont lues par l'équipe avant publication. Les champs marqués * sont obligatoires.