Sur les chemins de Compostelle
12 août 2025
Sur les chemins de Compostelle
L’émission Au-delà des murs, animée par Flo’ et Steph sur la webradio des voyageurs, nous emmène cette fois sur les chemins de Compostelle. Dans cette série d’interviews, plusieurs marcheurs, Gilles, Loli et Sylvie livrent leurs expériences intimes, entre quête spirituelle, défis physiques et rencontres humaines.
Une photo, une promesse et une renaissance
En 2021, la fille de Gilles l’invite à marcher quelques jours. Dans un couvent, une photo “signe” prise par une sœur se transforme en déclic. Gilles promet d’arrêter l’alcool et s’y tient depuis. Il enchaîne ensuite les itinéraires : le Camino Francés hivernal jusqu’à Santiago (2022), le Camino Mozárabe depuis Almería, puis la Vía de la Plata et le Camino de Torres au Portugal (2023). Il marche 20 à 30 km par jour, sac d’environ 13 kg et parapluie fixé au sac. Chaque soir, il publie un court récit sur Facebook, et rappelle sa règle d’or : le sourire et le respect sont les meilleurs passeports.

Gilles (avec l’auréole) avec sa fille, au couvent
Compostelle en poésie et en résilience
Un reportage télé déclenche le départ de Loli en 2021. Elle relie Genève à Santiago en cinq étapes (1 865 km), puis parcourt le Camino Portugais et la Voie d’Arles. Elle prévoit un court segment en mars, la suite de la Voie d’Arles en mai et le Camino Primitivo fin juillet. Pour elle, Compostelle est un espace de poésie et de spiritualité. Elle évoque un moment de libération à l’église de Navarrete, l’apprentissage de la patience sur la Meseta, et la gestion des foules près de l’arrivée en se recentrant. Un épisode marquant — un faisan qui l’oblige à tenir bon — devient une leçon de résilience. Sur sa chaine YouTube, Loli vers Compostelle, elle partage ses marches en images et musique.

Loli sur sa chaine Loli vers Compostelle
Musique : La rue Kétanou – Sur les chemins de la bohême
L’énergie du Camino, au-delà de l’Atlantique
Québécoise, Sylvie traverse chaque année l’océan pour “sa dose” de Compostelle et part marcher en France ou en Espagne. Elle y trouve une énergie et une qualité de rencontres qu’elle ne ressent pas autant sur les itinéraires locaux. Deux amitiés fortes, nées en 2019, rythment ses retours. Avec l’expérience, elle ajuste son équipement, réduit ses distances quotidiennes et écoute davantage ses pieds. Elle prépare un séjour d’environ deux semaines, avec Rocamadour en ligne de mire, et rêve d’un départ plus long d’un à deux mois. Pour elle, l’arrivée n’est pas une fin : c’est le début de la suite.

Sylvie en marche (source : Facebook)
Allo La Planète