Tour Du Monde : Budget #1
12 mars 2025
Budget tour du monde : privilégier repas, repos et rencontres
Un hôtel à 10 euros après une longue journée seul, une assiette bien remplie ou un restaurant partagé avec un équipage : le budget tour du monde de Béranger Natanelic laisse une place aux besoins et aux occasions. Dans cet épisode de Papa, Maman, tout va bien !, il raconte un an de dépenses sans tableau de comptes.
Béranger Natanelic parle depuis son voyage en stop, commencé par une traversée de l’Atlantique au départ de La Rochelle. Il n’a pas relevé la somme exacte dont il disposait au départ. En revanche, il revient sur ses repas, ses nuits et les arbitrages concrets qui ont marqué ses étapes. Son idée tient en une formule : « L’argent ne fait pas partie du voyage. »
Budget tour du monde : une moyenne, pas une règle rigide
Après un an de route, Béranger estime ses dépenses autour de 20 à 25 euros par jour. Cette moyenne recouvre pourtant des écarts importants. Lors d’un volontariat, il peut ne rien dépenser durant plusieurs jours. Au Pérou, une journée ne lui a coûté que 4 euros grâce à des repas offerts.
À l’inverse, il évoque plusieurs journées à 50 euros et une journée à 70 euros. À Ushuaïa, il a notamment choisi un logement à 30 euros pendant quelques jours. Ainsi, il ne cherche pas à tenir un montant fixe quotidiennement. Il compense plutôt une nuit payante par les journées où il dort sous tente, est accueilli ou voyage sans frais de transport.
Cette estimation s’inscrit dans un projet plus large. Il compte voyager deux ans avant de travailler en Australie. Il explique avoir mis de côté 15 000 euros sur son épargne, sans pouvoir reconstituer précisément son solde initial. Pour lui, accepter une dépense ponctuelle peut aussi signifier travailler un peu plus longtemps plus tard.
La traversée de l’Atlantique et le rythme de l’équipage
Le rapport à l’argent se construit d’abord sur un voilier. À bord, Béranger voyage avec quatre personnes de plus de 50 ans, dont les moyens et les habitudes diffèrent des siens. Les courses sont de bonne qualité et les escales donnent lieu à des restaurants. Après deux jours de mal de mer avant l’arrivée en Espagne, il apprécie particulièrement de s’asseoir à terre pour manger des tapas.
La nourriture du bateau représente environ 9 à 10 euros par jour. Cependant, les additions de restaurant peuvent atteindre 30 euros par personne lorsqu’elles sont divisées entre les membres de l’équipage. Béranger ne veut pas se mettre à l’écart alors qu’il traverse déjà l’Atlantique sans payer de logement ni de transport. Il choisit donc de participer aux dépenses et aux moments collectifs.
En Martinique, le niveau des prix lui impose ensuite une limite. Un repas à 40 euros, incluant un dessert à 15 euros, lui fait comprendre qu’il ne peut plus suivre ce rythme. Il se sépare alors du quotidien de son capitaine et de son ami pour cuisiner davantage de son côté. Pourtant, il refuse de vivre cette étape dans l’angoisse permanente des prix.
Manger assez et dormir seul en Colombie
Le budget tour du monde dépend aussi du corps et des conditions de voyage. Béranger mesure deux mètres et estime avoir besoin de 2 800 à 3 000 kilocalories par jour. Au Brésil, les buffets lui permettent de manger à sa faim. Il raconte avoir payé jusqu’à 20 ou 25 euros de nourriture sur certaines journées.
Au début de son passage en Colombie et en Équateur, il tente parfois de sauter le repas du midi. Pourtant, le stop devient plus difficile lorsqu’il est fatigué et qu’il doit communiquer dans une langue qu’il maîtrise peu. Il comprend alors que l’alimentation n’est pas un luxe. Bien manger l’aide à tenir la durée et à rester disponible pour les rencontres.
Les hôtels répondent au même besoin. Seul, loin de ses repères, il s’offre parfois une chambre à 10 euros après une journée éprouvante. Près de Carthagène, une chambre à 5 euros lui sert aussi de refuge après six heures de stop dans une zone que son amie colombienne lui déconseille. Il ne regrette pas ces nuits, même si elles s’écartent de l’image qu’il se faisait de l’aventurier.
Ne pas transformer chaque dépense en calcul
Béranger se distingue des voyageurs qui consignent chaque achat dans une application. Il comprend l’utilité d’un suivi, mais ne souhaite pas ouvrir son téléphone après chaque bouteille d’eau ou chaque jus acheté dans la rue. En pratique, il additionne mentalement ses quatre dépenses possibles : petit déjeuner, repas de midi, repas du soir et logement.
Cette souplesse compte aussi dans les rencontres. Avec des équipiers suédois dans les Caraïbes, il accepte une bière au port ou un restaurant, tandis que d’autres voyageurs renoncent à cause du prix. Au Pérou, il suit également un groupe au restaurant et jusqu’au Machu Picchu. Ces choix dépassent parfois le plafond qu’il s’était imaginé, mais ils correspondent aux expériences qu’il veut vivre.
Enfin, son budget tour du monde prévoit la générosité. Il raconte avoir cuisiné pour son capitaine de transatlantique. Pour son anniversaire, accueilli par une famille, il prend en charge du vin et les repas de la journée. La somme a pu atteindre environ 50 euros. Toutefois, remercier ses hôtes et partager ce moment lui paraît plus important que l’écart comptable.
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Écoutez l’épisode pour entendre comment Béranger concilie autonomie, confort ponctuel et liberté de dépenser.
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