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Voies de Compostelle

Flo' et Steph 4 août 2026

[PODCAST]

Toutes les voies mènent à Compostelle

Dans cet épisode d’Au delà des murs sur la webradio des voyageurs Allo la planète, Steph et Flo’ reçoivent au micro des voyageurs partis sur les chemins de pèlerinage. Cet épisode réunit une marcheuse au long cours partie à plusieurs reprises depuis 2022, une pèlerine ayant quitté Rocamadour en 2000 et Nicolas, voyageur malvoyant qui a marché environ 300 kilomètres sur la Via Tolosana avec Élodie en 2015.

  • Partir et apprendre à interrompre le voyage

Pour la première marcheuse, Compostelle intervient dans une période de dépression. Lindsay part avec un sac d’environ 12 kilos et parcourt près de 800 kilomètres sur le chemin du Puy. La canicule et des tendinites aux genoux l’obligent à interrompre ce premier voyage. D’autres départs suivent, sur le Camino Francés puis en direction de Porto. En août 2024, elle quitte la Haute-Savoie pour rejoindre Rome par la Via Francigena, sans argent en direction de Jérusalem. Son voyage s’arrêtera en Turquie. Ainsi, elle montre que savoir renoncer peut être une sage décision quand le corps et l’esprit l’imposent. Par ailleurs, Une marche en 2025 lui permettra de retrouver les chemins de Compostelle ainsi qu’un nouveau projet pour 2026.

  • L’hospitalité comme fil conducteur

La deuxième invitée remonte à l’année 2000. Partie de Rocamadour vers Compostelle, Bérénice emporte un sac de 30 litres, mais ni tente ni téléphone. Ainsi, son voyage se poursuit au rythme des rencontres, des invitations dans des hôtels ou des restaurants et de l’aide reçue lorsqu’elle se blesse à la cheville.Après son arrivée, elle reste trois semaines dans un gîte. Ainsi, elle participe à l’accueil des pèlerins, à la cuisine et à l’animation, puis continue cette pratique dans d’autres lieux. Le voyage ne se limite donc plus à avancer vers Compostelle,  il se prolonge dans la volonté de recevoir celles et ceux qui marchent. Cette expérience nourrit également l’écriture d’un livre conçu comme un carnet de voyage et un projet futur de lieu d’accueil.

  • Construire son autonomie étape après étape

Nicolas aborde le chemin sous un autre angle. Il est malvoyant et dispose alors d’une capacité de marche réduite. Qu’à cela ne tienne, il prépare pendant environ un an un parcours réalisé avec Élodie sur la Via Tolosana. Son entraînement quotidien porte sur la marche, l’usage de la canne blanche et la maîtrise d’un GPS encore en développement, destiné à améliorer son autonomie. Nicolas raconte combien le chemin est semé d’imprévus. Malgré les difficultés, il parvient aussi à effectuer certaines étapes de façon autonome. Cette progression donne au voyage une portée qui dépasse les quelque 300 kilomètres parcourus. Pour Nicolas, cette marche constitue la genèse d’un parcours d’aventurier. Un rêve qu’il poursuivra ensuite en bateau et en tandem.

 

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