L’apprentissage en voyage
Flo' 20 octobre 2026
L’apprentissage en voyage
Le voyage au long cours prend ici plusieurs directions : les déserts australiens à pied, les routes à vélo jusqu’en Nouvelle-Zélande, puis l’autostop et le bateau-stop vers Ushuaïa. Dans Voyage sans ailes sur Allô la Planète, Flo’ reçoit quatre invités qui racontent les choix très concrets derrière ces itinéraires sans avion.
Romain Vandycke, marcheur et aventurier actuellement en Australie, prépare une traversée en autonomie. Marie, cyclo-voyageuse et tatoueuse, et Max, cyclo-voyageur, reviennent sur leur parcours de la Normandie à la Nouvelle-Zélande puis en Asie. Enfin, Mathieu Aventurieux raconte son trajet de Lorient à Ushuaïa en autostop et bateau-stop, alors qu’il se trouve en Bolivie.
Préparer la marche dans les déserts australiens
Romain Vandycke est marcheur, aventurier, auteur et vidéaste. En Australie, il prépare un parcours dans les déserts. Son projet repose sur une charrette qu’il a fabriquée afin de transporter son matériel et ses réserves.
La logistique tient une place centrale dans son récit. Romain évoque une charrette de 180 à 220 kg ainsi que 120 à 130 litres d’eau. Il connaît aussi les contraintes des pistes australiennes : lorsqu’il pleut, certaines ferment. Cette préparation s’appuie sur 3 700 km de marche en Australie et sur un test de 550 km au Maroc.
Son voyage au long cours comprend également des périodes de solitude. Il indique avoir déjà passé neuf jours sans parler à personne. Par ailleurs, il revient sur ses débuts avec un budget de 10 euros par jour, son livre Mémoire du désert et un terrain acheté dans les Pyrénées pour un projet d’autonomie.

Romain Vandycke
Marie et Max, cinq années de voyage à vélo
Marie et Max sont partis de Normandie en 2021 avec un projet prévu pour trois ans. Leur voyage à vélo a finalement duré cinq ans. Leur itinéraire les a menés jusqu’en Nouvelle-Zélande, puis à travers l’Asie du Sud-Est, la Chine et le Nord-Vietnam.
Le duo estime avoir traversé environ 30 pays au total, dont 19 durant la seconde partie du parcours. Leur manière de voyager alterne les situations : environ la moitié des nuits en bivouac, un quart chez l’habitant et un quart en guesthouse ou à l’hôtel. Ils ont choisi de rester parfois plus longtemps chez les personnes rencontrées plutôt que de multiplier les visites.
La Géorgie a occupé près de deux mois de leur route. En Nouvelle-Zélande, Marie et Max ont passé deux semaines chez des Maoris. Marie y a aussi tatoué des Maoris. Enfin, au terme de leur parcours néo-zélandais, ils ont donné leurs vélos à une association locale. Leur retour en Normandie remonte à six mois au moment de l’émission.

Marie et Max Bike circle
Mathieu Aventurieux, de Lorient à Ushuaïa par le stop
Mathieu Aventurieux voyage de Lorient à Ushuaïa en combinant autostop et bateau-stop. Au moment de l’échange, il se trouve en Bolivie. Son projet devait s’étendre sur quinze mois, de novembre de l’année précédente à février de l’année suivante, selon le repère temporel donné dans l’audio.
Son itinéraire passe par le Cap-Vert, les Canaries, le Portugal, le Brésil, le Chili et la Patagonie. Il compte cinq expériences de bateau-stop. L’une d’elles relie le Cap-Vert au Brésil en quatorze jours. Cependant, une traversée s’est compliquée lorsque le safran du bateau ne permettait plus de diriger l’embarcation, qui a ensuite été remorquée par les secours en mer.
Le voyage au long cours de Mathieu se construit aussi par l’hospitalité. Il raconte avoir été accueilli chez une femme de 72 ans et avoir vécu dix jours auprès d’un peuple indigène au Brésil. Ces séjours donnent une autre mesure à la route, loin du seul calcul des kilomètres ou des frontières franchies.

Mathieu aventurieux
Des itinéraires guidés par l’adaptation
Ces quatre récits ne suivent ni le même rythme ni les mêmes outils. Romain avance avec une charrette et des réserves d’eau. Marie et Max organisent leurs journées autour du vélo, du bivouac et des accueils. Mathieu compose, lui, avec les opportunités de l’autostop et des embarquements.
Pourtant, tous décrivent un voyage au long cours où l’itinéraire reste mobile. La météo ferme des pistes, les rencontres prolongent les étapes et les problèmes mécaniques imposent d’autres solutions. Pour prolonger l’écoute, l’épisode De la France à la Chine en autostop propose un autre récit de déplacement en stop, tandis que Quand le vélo raconte le monde ouvre d’autres perspectives cyclistes.
Retrouvez cet épisode de Voyage sans ailes et les autres récits de la radio sur allolaplanete.fr. Vous pouvez aussi partager l’écoute avec celles et ceux qui préparent un départ à pied, à vélo, en stop ou par la mer.
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