Les gaffes culturelles en voyage
20 octobre 2025
Les gaffes culturelles en voyage
Dans cet épisode 2 de la saison 7 d’Au-delà des murs, diffusé chaque lundi à 21h sur la webradio des voyageurs, Flo, Stéphane et la nouvelle animatrice Aurélie abordent un thème universel : les bourdes et gaffes culturelles en voyage. Ces moments de solitude, parfois gênants, souvent drôles après coup, où les différences culturelles nous ramènent à une belle leçon d’humilité. Les quatre invités, Ludovic, Mireille, Jacques et Guillaume partagent leurs anecdotes, entre fous rires, malentendus et découvertes humaines.
Ludovic : malentendu sur le ring thaïlandais
Sportif et voyageur ardéchois, Ludovic raconte une expérience marquante lors de son séjour dans un camp de boxe thaïlandaise. En effet, en plein entraînement, il fait accidentellement tomber son instructeur — un ancien champion local. Ce geste, anodin pour un Occidental, devient une véritable faute culturelle : en Thaïlande, “faire perdre la face” est une offense grave. S’ensuit un silence glacial, l’isolement, et la découverte du poids du respect et de l’honneur dans la culture asiatique. Une leçon d’humilité qu’il n’oubliera pas : « En voyage, ce ne sont pas les coups qu’on retient, mais ceux qu’on apprend à éviter. »

Illustration : Le Poing Boxe
Mireille et Jacques, Berlin 1984 : quand le mur se dresse sans prévenir
Couple d’enseignants passionnés, Mireille et Jacques reviennent sur leur année passée à Berlin-Ouest dans les années 80. Mireille, jeune prof d’allemand curieuse, part visiter la Philharmonie et se retrouve nez à nez… avec le mur de Berlin, qu’elle ne reconnaît pas dans la nuit. Elle réalise alors la différence entre comprendre un événement historique et le vivre dans sa chair. Plus tard, lors d’un séjour en RDA, le couple se fait arrêter pour avoir photographié innocemment une maison… qui cachait une installation militaire. S’ensuivent interrogatoire, confiscation d’appareil, puis excuses officielles : une aventure entre tension, incompréhension et diplomatie improvisée. Dans un monde coupé en deux, le moindre geste peut devenir politique.

Source : Wikipedia
Jacques, un singe et un parapluie
Toujours prompt à l’autodérision, Jacques partage une anecdote survenue lors d’un séjour au Cameroun. En pleine visite d’un jardin botanique sous la pluie, un singe malin lui arrache son parapluie sous les rires éclatants des visiteurs. Une scène cocasse : voir un blanc ridiculisé par un singe dans un pays marqué par l’histoire coloniale provoque une hilarité générale. Jacques en garde un souvenir savoureux, symbole d’un renversement des rôles et d’une leçon d’humilité universelle. En voyage, il faut aussi savoir rire de soi.

Source : Découvrir le Cameroun
Musique : Java – Mots Dits Français
Aurélie, coincée avec les taureaux dans un village espagnol
Nouvelle animatrice de l’émission, Aurélie partage une bourde savoureuse vécue en Espagne. Alors qu’elle était installée dans un petit village entre Valence et l’Aragon, elle se gare sans le savoir à l’intérieur d’une zone de lâcher de taureaux pendant les fêtes locales. Au moment du lâcher, impossible de bouger la voiture : elle se retrouve piégée derrière les barrières, juste devant le camion des animaux ! Résultat : frayeur, retard au travail, puis visite à la Guardia Civil pour présenter ses excuses. Une anecdote typiquement espagnole, entre folklore, traditions et communication “à l’ancienne” par haut-parleur. Aujourd’hui, elle en rit : « En Espagne, même les bourdes sont festives. »

Source : Le Dauphiné Libéré
Guillaume et les fruits du Bouddha
Guillaume, Normand revenu aux sources, se souvient d’un voyage familial en Angleterre au début des années 90. Les invités français, accueillis par des restaurateurs britanniques, savourent chaque jour les fruits posés dans de belles coupes… sans réaliser qu’il s’agit d’offrandes au Bouddha. Quand ils comprennent leur erreur, le malaise est total ; mais leurs hôtes restent bienveillants. Un quiproquo à l’anglaise qui rappelle que voyager, c’est avant tout apprendre à observer avant d’agir. Aujourd’hui encore, Guillaume sourit : « On a mangé les fruits du Bouddha pendant dix jours. C’était délicieux… et sacré ! »

Source : Le Temple du Bouddha
Allo La Planète