Uruguay en stop

18 décembre 2024

Uruguay en stop : volontariat, rencontres et imprévus

En Uruguay en stop, Béranger Natanelic franchit la frontière brésilienne à la hâte, avant de poser ses sacs près de la côte. Dans ce 9e épisode de la série Tour du monde en stop, il raconte trois semaines de volontariat, des trajets inattendus et une nuit sous l’orage. Retrouvez Papa, Maman, tout va bien !.

Après quatre mois au Brésil, Béranger doit quitter le pays, son visa étant arrivé à expiration. Il entre en Uruguay en fin de journée et cherche aussitôt à rejoindre son premier point de chute. Cependant, son espagnol s’est rouillé après des mois de portugais. Les premiers échanges sont donc hésitants, entre mots espagnols, portugais et gestes.

Il choisit pourtant de ralentir. Plutôt que de traverser le pays en quelques jours, il trouve un volontariat dans un village côtier. Cette pause devient une étape décisive de son itinéraire. Elle lui permet aussi de préparer une candidature pour travailler, plus tard, sur un bateau à destination de l’Antarctique.

Trois semaines de peinture et de maté

Le volontariat devait d’abord concerner un hôtel. Finalement, Béranger rénove une maison destinée à la location : peinture des murs, ponçage des portes et pose de vernis. En échange, il dispose d’une grande maison pour lui seul. Surtout, il adopte un rythme beaucoup moins pressé que sur la route.

Au fil des jours, il apprivoise l’accent local et les surnoms inventés par son hôte. Sa mère passe régulièrement prendre des nouvelles et lui apporte des sandwichs de milanesa. Par ailleurs, Béranger peut faire venir fruits et légumes du Brésil voisin, où les courses coûtent moins cher. Il retrouve ainsi le plaisir de cuisiner après plusieurs mois de déplacement.

La côte devient aussi son terrain de course. Chaque fin d’après-midi, un chien l’attend pour partir avec lui sur la plage. Cette routine simple fait basculer son séjour initialement prévu pour deux semaines vers une troisième. En effet, il a besoin de temps pour préparer son entretien lié au projet antarctique.

Uruguay en stop, entre accueil et inconfort

Une fois le volontariat terminé, Béranger rejoint une hôte de Couchsurfing à Barra de Valizas. L’accueil le met rapidement mal à l’aise. Il décide néanmoins de passer la nuit sur place, fidèle à l’engagement pris. Les sandwichs préparés avant son départ deviennent alors son seul dîner, tandis que les moustiques occupent la chambre.

Le lendemain, il marche jusqu’à Cabo Polonio. Le lieu n’est accessible ni par route ni par voiture particulière. Il faut traverser des dunes et une réserve naturelle, ou emprunter un grand véhicule depuis la route principale. Béranger y observe pendant longtemps des centaines de lions de mer installés sur les rochers.

Le soir, il assiste aussi à un petit rassemblement de candombe. Cette musique, explique-t-il, est issue d’un héritage africain apporté par des personnes esclavagisées. Trois tambours accompagnent les danseurs. Ainsi, malgré une rencontre d’hébergement difficile, la journée lui laisse le souvenir d’une soirée musicale entre habitants.

Des voitures, une boulangerie et Montevideo

Sur les routes, les prises en stop s’enchaînent souvent vite. Une conductrice s’arrête parce que son mari, Argentin, a lui-même voyagé longtemps en auto-stop. Plus loin, un homme l’emmène depuis Punta del Este vers Montevideo. Il se présente comme boulanger, puis Béranger découvre qu’il dirige un réseau de nombreuses boulangeries et emploie environ 150 personnes.

À Montevideo, un guide rencontré à Punta del Este lui transmet beaucoup d’informations sur le pays. Béranger échange également avec le père de celui-ci, qui a vécu plusieurs années aux États-Unis sans statut stable. Ces récits déplacent son regard sur les migrations et le travail. Pour prolonger ce portrait du pays, écoutez aussi le témoignage de German sur l’Uruguay.

Ensuite, le voyageur reprend la route vers Colonia. Un conducteur lui révèle avoir joué avec Antoine Griezmann en Espagne et lui montre des photos personnelles. Plus tard, un Brésilien installé en Uruguay explique travailler dans le bâtiment pour un salaire bien supérieur à celui qu’il pouvait espérer à São Paulo. Ces discussions donnent au trajet une dimension sociale inattendue.

Uruguay en stop : une nuit à surveiller la rivière

À l’approche de la frontière argentine, Béranger plante sa tente près d’une rivière très basse. Or, la pluie se transforme en orage pendant la nuit. Vers quatre heures du matin, il constate que l’eau encercle presque son emplacement. Il démonte alors sa tente sous la pluie et la déplace vers un terrain plus haut.

Au réveil, l’ancien emplacement est inondé. Cet épisode clôt une traversée faite de confiance, de maladresses et de décisions improvisées. Finalement, Béranger rejoint Buenos Aires après plusieurs trajets et un passage de frontière avec un chauffeur routier. Il retient surtout la facilité relative du stop et la variété des rencontres sur la côte uruguayenne.

D’autres voyageurs y sont allés

Écoutez l’épisode pour suivre ces routes uruguayennes, de la frontière brésilienne jusqu’au départ vers l’Argentine.

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