GR5, la grande traversée des Alpes à la mer
Écrit par David Debrincat le 26 octobre 2026
Le GR5 relie Hoek van Holland, au bord de la mer du Nord aux Pays-Bas, à Nice, soit environ 2 290 km. Sa partie française la plus parcourue, la Grande Traversée des Alpes, va de Saint-Gingolph, au bord du lac Léman, jusqu’à Nice : environ 600 km et une quarantaine d’étapes, par la Vanoise, le Queyras et le Mercantour. La meilleure période va de mi-juin à mi-septembre, quand la plupart des refuges sont ouverts.
Il y a des chemins qui sont de simples itinéraires de randonnée. Et puis il y a le GR5. Un sentier qui donne envie de prendre un sac à dos, de couper son téléphone et de partir marcher… longtemps.
Depuis la mer du Nord, aux Pays-Bas, jusqu’à Nice, le GR5 traverse une bonne partie de l’Europe occidentale. En France, il offre surtout une formidable traversée des Alpes, des rives du lac Léman jusqu’à la Méditerranée. Un voyage à pied où les paysages changent presque chaque jour : forêts, alpages, cols, lacs d’altitude, vallées profondes et sommets majestueux.

Du Léman à la Méditerranée
Pour beaucoup de randonneurs, le GR5 alpin commence à Saint-Gingolph, sur les rives du lac Léman, à la frontière franco-suisse. L’objectif est alors de rejoindre Nice, environ 600 kilomètres plus au sud, au terme d’une quarantaine d’étapes.
Mais le GR5 n’est pas une simple ligne tracée sur une carte. Il faut franchir des cols, monter et descendre sans cesse et accepter que les kilomètres soient parfois beaucoup plus difficiles qu’ils n’en ont l’air. En chemin, le sentier traverse ou approche de lieux emblématiques des Alpes françaises : les vallées de la Haute-Savoie et de la Savoie, le Beaufortain, la Vanoise, le Queyras, puis les paysages plus sauvages des Alpes du Sud et du Mercantour. Et lorsque l’on atteint finalement les environs de Nice, la récompense est spectaculaire : après avoir passé des jours, voire des semaines, dans les montagnes, la Méditerranée apparaît. Une arrivée qui a quelque chose de symbolique. On quitte les sommets pour retrouver la mer.
Le GR5, une randonnée pour les jambes… mais surtout pour la tête
Le GR5 est une aventure physique. Il faut être capable d’enchaîner les journées de marche, parfois avec un sac lourd, et de supporter les dénivelés importants. Mais sa difficulté ne réside pas uniquement dans les kilomètres.
Marcher plusieurs jours ou plusieurs semaines transforme progressivement la perception du temps. Le réveil se fait avec la lumière du jour. Le petit-déjeuner est souvent avalé avant de ranger son sac. Puis vient la marche. Une heure. Deux heures. Cinq heures. Et soudain, on réalise que l’on a passé la journée à marcher. C’est justement ce qui fait le charme d’une grande randonnée comme le GR5. On retrouve une forme de simplicité que la vie quotidienne nous fait parfois oublier. Un sac. Une paire de chaussures. Un itinéraire. Et la prochaine étape comme seul objectif.

Quels paysages traverse-t-on sur le GR5 ?
L’une des grandes forces du GR5 est sa diversité.
Au départ, les paysages alpins sont verdoyants. Les forêts occupent une grande place et les alpages offrent de vastes panoramas. Puis l’altitude augmente. La végétation se fait plus rare. Les paysages deviennent minéraux et les sommets prennent toute leur dimension. Plus au sud, l’ambiance change encore. Les Alpes deviennent plus sauvages, plus méditerranéennes parfois. La lumière se transforme et les paysages prennent des airs presque méridionaux. Cette succession de décors empêche la monotonie. Chaque matin, on se demande ce que le chemin va encore inventer.
Où dormir sur le GR5 ? Le plaisir des refuges
Le GR5 est également une formidable occasion de découvrir l’univers des refuges de montagne.
Après une longue journée de marche, arriver devant un refuge peut procurer une satisfaction difficile à expliquer à quelqu’un qui n’a jamais randonné. On pose le sac, on enlève les chaussures, on commande quelque chose à boire. Et tout à coup, les quelques centaines de mètres de dénivelé avalés dans la journée semblent beaucoup moins importants.
Dans les refuges, les rencontres sont souvent aussi intéressantes que les paysages. On y croise des randonneurs venus de différents horizons, certains réalisant le GR5 en entier, d’autres n’effectuant que quelques étapes. Pendant quelques heures, tout le monde partage la même aventure.

Faut-il être alpiniste pour faire le GR5 ?
Le GR5 n’est pas réservé aux alpinistes aguerris. Il s’agit avant tout d’un itinéraire de randonnée pédestre, mais certaines étapes sont exigeantes. La préparation est donc essentielle. Il faut notamment réfléchir à son matériel, à son poids de sac, à son hébergement (refuge, gîte ou bivouac) et au ravitaillement. La météo doit également être prise très au sérieux en montagne. Et surtout, il ne faut pas chercher à battre un record. Le GR5 se savoure. Mieux vaut marcher quelques kilomètres de moins et prendre le temps de regarder le paysage que de passer la journée les yeux rivés sur son GPS.
Le GR5, c’est aussi accepter l’imprévu
Comme toutes les grandes aventures à pied, le GR5 réserve son lot de surprises. Une étape plus longue que prévu, une ampoule, un orage qui oblige à modifier ses plans, un refuge complet, une rencontre inattendue, un détour, une erreur d’itinéraire.
C’est aussi cela, la randonnée itinérante. On part avec un programme précis et l’on découvre rapidement que la montagne a souvent son propre programme. Et finalement, ce sont parfois les imprévus qui deviennent les meilleurs souvenirs.

Et puis arrive la mer…
Après des jours de montagne, la perspective de rejoindre Nice devient progressivement une réalité.
Le paysage change. L’altitude diminue. La végétation se transforme. Et puis, au détour du chemin, la Méditerranée apparaît.
Après avoir traversé les Alpes à pied, voir la mer constitue une arrivée particulièrement forte. On réalise alors le chemin parcouru. Les kilomètres, les cols, les dénivelés, les matins difficiles, les soirées dans les refuges, les rencontres. Et toutes ces heures passées à marcher.
Le GR5 n’est finalement pas seulement une randonnée entre un point A et un point B. C’est une parenthèse. Une longue parenthèse pendant laquelle on avance à son rythme, avec pour seule véritable préoccupation de savoir où poser les pieds et jusqu’où ira le chemin.
Pour poursuivre l’aventure, venez arpenter les kilomètres du GR8.
Envie d’autres grands sentiers ? Suivez le GR34, le sentier des douaniers en Bretagne, ou le HRP, la grande traversée sauvage des Pyrénées. Et pour marcher dans les Alpes en écoutant, découvrez Via Alpina, le récit de Patrice Ponza et Mercantour sous nos pieds.
Questions fréquentes sur le GR5
Où commence et où finit le GR5 ?
Le GR5 part de Hoek van Holland, aux Pays-Bas, au bord de la mer du Nord, et se termine à Nice. En France, sa partie alpine commence à Saint-Gingolph, au bord du lac Léman.
Combien de kilomètres et d’étapes compte le GR5 dans les Alpes ?
Du lac Léman à Nice, la Grande Traversée des Alpes compte environ 600 km, découpés en une quarantaine d’étapes. Beaucoup de randonneurs n’en parcourent qu’une partie, sur quelques jours.
Quand partir sur le GR5 ?
La saison va de juin à octobre. La plupart des refuges sont ouverts du 15 juin au 15 septembre, un peu plus longtemps dans les Alpes du Sud. En début d’été, des névés peuvent subsister sur les versants nord : ils demandent parfois des chaussures rigides, voire du matériel d’alpinisme.
Faut-il être alpiniste pour faire le GR5 ?
Non. Le GR5 est un itinéraire de randonnée pédestre, mais certaines étapes sont exigeantes : il faut enchaîner les journées de marche et les dénivelés, et prendre la météo de montagne très au sérieux.
Sources : Grande Traversée des Alpes (distance, étapes et période conseillée), consulté en octobre 2026.

Salut à tous ! Je suis David, j’ai 25 ans depuis maintenant un peu plus de 15 années. Je suis Palois d’origine maltaise. Naïf, fou, obstiné, voici donc les trois qualités (ou défauts, ça dépend du point de vue) qui m’entraînent depuis plus de 20 ans sur les chemins de notre belle planète…la suite par ICI!
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