La route comme engagement
Flo' 23 août 2026
La route comme engagement
Dans cet épisode 22# de Voyage sans ailes sur Allô la planète, l’expression clé « voyager autrement » prend tout son sens à travers les parcours d’Askandaria, Thomas et Max. Trois invités, trois visions du voyage, mais un même désir : aller à la rencontre de l’autre, transmettre et s’adapter.
Transmettre une histoire
- Askandaria est installé à Joyeuse, en Ardèche. Avec sa compagne et ses trois enfants, il a entrepris un retour aux sources au Maroc. Ce périple au pays de ses origines , il le raconte à travers le court-métrage « Les héritiers de la marche », réalisé avec Vincent Doyen, qui retrace la Marche Verte de 1975. Pour Askandaria, voyager autrement, c’est transmettre une histoire, une identité, et prendre le temps de s’arrêter. Il confie : « On essaie de toujours prendre le temps. Mais le retour est toujours plus difficile. » Son expérience met en lumière la dimension intergénérationnelle du voyage et la richesse des liens familiaux tissés sur la route.

Les héritiers de la marche
Voyager autrement : solidarité et accessibilité
Thomas incarne la solidarité en action. Aventurier en situation de handicap, il a lancé « Soyons solidaires », un projet pour aller à la rencontre des sans-abri à travers la France afin de distribuer des vêtements et écouter leurs histoires. Son triporteur adapté lui permet de parcourir des centaines de kilomètres, malgré une hémiplégie partielle. Après un tour de France de 3 000 km et un tour d’Europe de 6 000 km, Thomas continue de prouver que voyager autrement, c’est aussi rendre le monde plus accessible. Sa démarche solidaire s’accompagne d’une forte présence sur les réseaux sociaux, sous le nom « Le monde à Tricycle », où il partage ses rencontres et ses réflexions.

Le monde à tricycle.
Changer de vie : du camion à la roulotte à vélo
Max, surnommé « Vélo Pirate », a choisi de rompre avec quinze années de vie nomade en camion pour adopter la roulotte à vélo. Ainsi, avec sa chienne, il arpente les routes de France à 5 ou 10 km/h. Il tracte une roulotte de 300 kg et son quotidien est fait de lenteur, de minimalisme et de rencontres. Il l’explique : « J’ai voulu faire un retour aux sources. Un virage à 180 degrés pour se reconnecter réellement avec les gens, avec la route. » Max organise des projections de films sur l’île d’Oléron. Il prépare un hiver en Grèce et envisage un futur voyage en Norvège. Son choix radical illustre une autre forme de liberté et de rapport au temps.

Max et le velopirate
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