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Voyager, c’est savoir s’arrêter

Flo' et Steph 10 novembre 2025

Voyager, c’est savoir s’arrêter

Dans ce nouvel épisode d’Au-delà des murs, diffusé sur la webradio des voyageurs, les invités de Flo’ et Steph nous rappellent qu’un vrai voyage se mesure dans le temps que l’on prend pour s’arrêter et s’en imprégner. En effet, explorateurs, réalisateurs ou simples curieux du monde, ils témoignent chacun à leur manière de l’importance de ralentir pour garder des témoignages (films, vidéos…).

Guy, explorateur des peuples oubliés

Guy Rus, membre de la Société des Explorateurs Français et installé à Sète, parcourt plusieurs zones du monde. Des Balkans à l’Afrique en passant par l’Asie centrale, il cherche avant tout des rencontres hors des circuits touristiques. Ancien ingénieur en télécommunications, il a consacré sa carrière à relier des territoires isolés, de la Somalie au Vanuatu, en installant les premières antennes radio dans des zones reculées. Mais au-delà de la technique, son parcours est une ode à la curiosité. Pour lui, voyager signifie s’arrêter, observer et écouter. Dans ses carnets et films tournés à la caméra analogique, il capture des instants simples : une prière en Afrique de l’Est, un repas partagé autour d’un feu, ou la vie d’une tribu du Vanuatu. Son regard d’explorateur humaniste porte une conviction forte : s’arrêter, c’est entrer en dialogue avec le monde. Il partage ses films sur sa chaîne YouTube, GuydeRusac.

Photographie de Guy Rus, pour son film sur les Somalis du Kenya. (https://wordtrotter.fr.gd/)

Jean et Annie : 50 ans de voyages et d’images

Résidents de Pradons, en Sud-Ardèche, Jean et son épouse Annie ont passé plus de cinquante ans à arpenter l’Amérique du Sud, caméra à la main. Leur maxime, “Voyager, c’est savoir s’arrêter”, a guidé toute leur vie professionnelle. Après des carrières dans la communication et la photographie, ils décident de tout quitter pour créer leur métier. Ainsi, ils deviennent réalisateurs indépendants de documentaires. Leur spécialité : le Pérou, l’Argentine et la Cordillère des Andes. Ils filment ces territoires avec lenteur et respect, à hauteur d’habitant. Leur méthode repose sur l’immersion : vivre plusieurs mois, voire des années, au même endroit pour comprendre une culture de l’intérieur. Sans subvention ni chaîne de télévision, ils ont financé leurs projets grâce à plusieurs projections en France et en Suisse, notamment dans les écoles. Leurs films, empreints d’humanité et de poésie, racontent la beauté du quotidien des peuples des montagnes. Ils célèbrent la valeur du temps long.


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