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LES ROUTARDS C’ÉTAIT MIEUX AVANT

Écrit par le 31 août 2026

« Les Routards, c’était mieux avant » de David Debrincat, c’est LE livre de la rentrée ! Drôle, nostalgique et volontairement de mauvaise foi, pour tous ceux qui ont un jour voyagé avec un sac à dos… et pour tous ceux qui pensent qu’un voyage réussi commence parfois par ne surtout pas savoir où l’on va.

Le livre qui nous rappelle quand voyager voulait encore dire voyager


Et si les routards d’autrefois étaient vraiment mieux ?


Avant Google Maps, Booking, Instagram, les stories et les influenceurs voyage, il fallait parfois simplement partir. Avec un sac à dos, une carte froissée, quelques billets en poche et une bonne dose d’inconscience.


C’est cette époque, à la fois authentique, bancale et terriblement drôle, que raconte David Debrincat dans « Les Routards, c’était mieux avant ».


Avec beaucoup d’humour et une bonne dose de mauvaise foi, l’auteur revisite le voyage d’hier pour mieux observer celui d’aujourd’hui.

Les Routards c’était mieux avant

Quand se perdre faisait partie du voyage

Il fut un temps où ne pas savoir exactement où l’on dormira le soir n’était pas considéré comme un problème logistique, mais comme le début d’une aventure.


On demandait son chemin à quelqu’un dans la rue. Aussi on cherchait une auberge avec un guide papier. On prenait une photo sans pouvoir immédiatement vérifier si elle était réussie. Puis on écrivait une carte postale. On racontait son voyage au retour, plutôt que de le publier en direct depuis l’autre bout du monde.


Aujourd’hui, le moindre voyage peut être préparé au millimètre : itinéraire GPS, réservation en ligne, avis clients, classement des restaurants, coordonnées du meilleur spot photo…


Le voyage est devenu beaucoup plus simple. Mais est-il devenu plus beau ? C’est toute la question, souvent volontairement provocatrice, posée par ce livre.

Les Routards c’était mieux avant

50 raisons de regretter… ou pas quand Les Routards c’était mieux avant

À travers une cinquantaine de chapitres, David Debrincat s’amuse à comparer le routard d’hier et le voyageur d’aujourd’hui.


Les appareils photo argentiques face aux smartphones. Les cartes routières face au GPS. Les dortoirs d’auberge où l’on discutait avec des inconnus face aux voyageurs connectés à leur téléphone. Les coins secrets devenus des spots Instagram. Les souvenirs racontés autour d’une bière face aux stories publiées quelques secondes après les avoir vécus.


Et puis il y a ces nouvelles habitudes qui font sourire : voyager pour pouvoir dire « j’ai fait » un pays, collectionner les destinations, transformer chaque paysage en décor à selfie ou encore passer plus de temps à chercher le meilleur angle pour photographier un endroit qu’à simplement le regarder.


Le tout sans jamais oublier une chose : le premier à se moquer du vieux routard… c’est le vieux routard lui-même.

Les Routards c’était mieux avant

Une nostalgie avec une bonne dose de mauvaise foi

Les Routards, c’était mieux avant n’est pas un procès du voyage moderne.


Le GPS est quand même bien pratique quand on se retrouve au milieu de nulle part. Les réservations en ligne évitent parfois de dormir sous un pont. Et pouvoir appeler sa famille depuis l’autre bout du monde est plutôt une bonne invention.


Mais derrière cette nostalgie volontairement excessive se cache une vraie réflexion : à force de vouloir tout prévoir, tout photographier, tout partager et tout optimiser, avons-nous parfois oublié de simplement voyager ?


Le livre préfère en rire plutôt que de donner des leçons.


Parce qu’au fond, cette fameuse époque où « c’était mieux avant » n’était probablement pas aussi parfaite qu’on veut bien le croire.


On tombait malade, on se perdait, on ratait des bus, on dormait mal, on avait chaud, on ne savait pas toujours où on allait.


Et pourtant…


On avait peut-être davantage l’impression d’y être.

Les Routards c’était mieux avant

Un livre pour les anciens routards… et ceux qui ne l’ont jamais été

Les lecteurs qui ont connu les guides papier, les pellicules photo, les auberges de jeunesse et les longs voyages sans téléphone portable retrouveront probablement quelques souvenirs.


Les plus jeunes, eux, découvriront peut-être avec amusement qu’avant de poster une photo de son voyage, il fallait parfois attendre… de rentrer chez soi.


Et entre les deux, tout le monde pourra reconnaître quelques travers du voyage moderne.


Car au-delà du routard, ce livre parle surtout de notre manière de vivre, de consommer et de raconter nos expériences.


Est-ce vraiment le voyage qui a changé ? Ou sommes-nous simplement devenus différents ?

Les Routards c’était mieux avant

Alors, Les Routards c’était mieux avant ?

C’est probablement la question à laquelle David Debrincat tente de répondre tout au long du livre.


Et la réponse n’est pas si simple.


Parce que si le monde du voyage a énormément changé, une chose n’a pas disparu : l’envie de partir.


Le besoin de découvrir ailleurs, de rencontrer des gens, de se perdre, de revenir avec des histoires à raconter… est toujours là.


Peut-être que le véritable problème n’est donc pas que les routards, c’était mieux avant.


Peut-être que c’est simplement que nous étions plus jeunes avant.


Et ça, malheureusement, même Google Maps ne peut rien y faire.

Pour poursuivre l’aventure, retrouver « Un Horizon Rouge 5000 Km à pieds à travers l’Australie », l’autre livre de David.


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