Voyage avec Baba Minca, gardienne des pétales
Autochtone 1 juillet 2025
Dans la vallée des Roses, en Bulgarie, Baba Minca cueille chaque matin les fleurs qui serviront à produire l’huile de rose. À 75 ans, elle continue ce travail pour gagner un peu d’argent, mais surtout pour garder le lien avec les autres.

Dans le champ de Baba Minca
On est à côté de Kazanlak. Louiza gare la voiture à côté d’une petite mosquée blanche. Minca est déjà là, tablier autour de la taille, mains plongées dans les rosiers. Elle cueille une à une les fleurs encore couvertes de rosée. « Ce n’est pas compliqué », dit-elle en souriant.
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Elle a travaillé toute sa vie : d’abord dans une usine d’armement à Kazanlak, puis, après la retraite, elle est revenue au village pour cultiver une petite parcelle de roses. Pour elle, la cueillette n’est pas qu’un travail. C’est un moment pour discuter, plaisanter, croiser les voisins. À la pause, on partage quelques fruits, un peu de confiture, et beaucoup de rires.

Les roses sont ensuite distillées
Un revenu très faible malgré le travail
La Bulgarie est l’un des plus gros producteurs d’huile essentielle de rose au monde. Mais aujourd’hui, les prix ont beaucoup baissé. Il y a trop de producteurs, trop de distilleries. L’offre dépasse la demande.
Cette année, Minca est payée environ 2 € le kilo. Pour dix heures de travail, elle gagne l’équivalent d’un café en ville. Heureusement, la coopérative aide un peu : elle avance de l’argent, garantit l’achat de la récolte, et verse une petite prime à ceux qui cultivent.
Le plus dur, c’est la météo. S’il pleut trop, la fleur est abîmée. S’il fait trop chaud, elle sèche trop vite. Malgré tout, le soir, Minca retrouve son groupe de chant traditionnel. Elle aime ces moments. « Quand je chante, j’oublie le reste », nous raconte-t-elle dans l’épisode

Baba Minca cueilleuse de rose en Bulgarie

Pendant l’interview
Allo La Planète 