De la guerre aux vagues : la nouvelle vie de Roberto
Autochtone 1 juillet 2025
Roberto a tout quitté après une carrière de photoreporter en zone de guerre. Aujourd’hui, il donne des cours de surf sur les plages du Brésil. Une autre façon de vivre, libre et sans pression.

Portrait de Roberto
À 49 ans, Roberto monte sur une planche de surf pour la première fois. Il découvre un sport qui va bouleverser sa vie. Quelques années plus tôt, il photographiait la guerre civile en Angola pour l’Associated Press. Ce qu’il a vu là-bas l’a marqué à vie. « J’ai tout arrêté. Je n’en pouvais plus », dit-il.
Né à São Paulo, il rêvait d’être architecte. Il étudie en Italie, puis découvre la photographie à Londres. La mode d’abord, puis les conflits. Après six mois passés entre l’Angola et le Mozambique, il rentre changé.

Vue imprenable sur Barra da Lagoa
En Angleterre, il découvre le surf par hasard. Il apprend dans l’eau glacée, persévère, puis suit une formation pour devenir moniteur. Aujourd’hui, il enseigne sur les plages du Brésil, là où le sable est chaud et les dauphins parfois visibles au large. Il vit à Barra da Lagoa, dans l’île de Florianópolis. Son emploi du temps ? 2 ou 3 heures de cours par jour. Le reste du temps, il surfe ou profite de l’instant.
Il ne fait plus de plans. Il vit au jour le jour. « J’ai essayé trois fois d’aller en Indonésie. À chaque fois, un drame est arrivé. Alors j’ai arrêté. Maintenant, je fais ce que j’aime, sans peur. »
Pour Roberto, le surf est une thérapie. Il n’a pas besoin de grand-chose. Juste une planche, une vague, et des gens à qui transmettre cette passion.

Avant d’entrer dans l’eau, Roberto enseigne les postures sur la plage
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